Formation
Micro agressions au travail
Présentation de la formation
Formation « Les micro agressions au travail ».
Formation courte de 2 heures.
Réalisée dans votre entreprise.
Pour 10 à 15 personnes.
Les micro-agressions silencieuses coûtent cher à vos équipes. Il est temps d'agir.
Chaque jour, des remarques anodines en apparence créent des blessures invisibles, érodent la confiance et fragilisent la cohésion de vos équipes. Sans qu’on s’en rende compte, le climat de travail se dégrade et la performance avec lui.
Cette formation vous donne les clés pour comprendre les mécanismes inconscients à l’œuvre, et transformer votre culture d’entreprise de l’intérieur.
Ce que vous allez apprendre à améliorer :
- Reconnaître les micro-agressions, même les plus subtiles
- Réagir avec assurance, sans escalade ni malaise
- Construire un environnement où chacun se sent pleinement respecté
Concrète et immédiatement applicable, cette formation n’est pas un cours magistral. C’est une expérience qui fait bouger les lignes.
Commandez votre formation maintenant et faites de l’inclusion un avantage compétitif réel.
Objectifs de la formation
- Comprendre ce que sont les micro-agressions au travail (définitions, exemples concrets)
- Identifier leurs différentes formes : verbales, comportementales, environnementales...
- Prendre conscience de leur impact sur la santé mentale, l’inclusion et la performance
- Apprendre à réagir : comment les gérer quand on en est victime, témoin ou auteur involontaire
- Mettre en place des pratiques inclusives / de communication pour réduire ces situations au quotidien
Pour en savoir plus
Pourquoi apprendre à connaitre et gérer le stress ?
Le stress est un compagnon omniprésent dans notre quotidien, toujours prêt à surgir à la moindre occasion. Que ce soit à cause du travail, des études, des relations personnelles ou même des imprévus de la vie, il peut rapidement devenir envahissant. Il est dès lors très important d’apprendre à connaitre les mécanismes d’une bonne gestion du stress.
Une dose modérée de stress peut donner un coup de boost, comme une potion magique qui rend plus rapide ou plus fort pour un temps. Mais si on abuse, on risque de s’épuiser. On le sait tous, le stress fait partie de la vie, mais avec les bonnes stratégies, il est possible de le gérer efficacement en adoptant des habitudes saines et en restant à l’écoute de soi.
Qu'est-ce qu'une micro-agression au travail ?
C’est une communication verbale, comportementale ou environnementale, brève, banale, souvent involontaire, qui véhicule un message négatif, dévalorisants ou humiliant envers une personne en raison de son appartenance à un groupe marginalisé (genre, origine, âge, handicap, orientation sexuelle, religion…).
Le terme a été forgé par le psychiatre Chester Pierce en 1970, puis théorisé par Derald Wing Sue en 2007.
3 caractéristiques clés :
- Elle est subtile. Contrairement à une insulte directe, elle se glisse dans une phrase apparemment anodine, un geste, une blague, une absence. C’est ce qui la rend difficile à identifier et à contester.
- Elle est souvent inconsciente. L’auteur ne cherche généralement pas à blesser — il reproduit des stéréotypes intégrés sans s’en rendre compte. C’est ce qui la distingue du harcèlement délibéré.
- Elle est cumulative. Un seul incident peut sembler anodin. C’est la répétition dans le temps qui crée un impact réel sur la santé mentale, l’engagement et la performance de la personne ciblée.
Un exemple concret :
« Pour une femme, vous êtes vraiment très directe en réunion. »
La phrase semble être un compliment. Mais elle sous-entend que les femmes ne sont normalement pas directes — ce qui est un stéréotype de genre. La personne qui la dit ne cherche probablement pas à blesser. Pourtant, la personne qui la reçoit entend : « tu es une exception à la règle de ton genre. »
Ce qu’elle n’est pas :
Ce n’est pas un conflit interpersonnel ordinaire
Ce n’est pas forcément du harcèlement (même si elle peut y mener)
Ce n’est pas réservé aux actes intentionnels
Ce n’est pas une simple maladresse sans conséquence
Le fait que des employés sans aucun trait discrimant se parlent mal en entreprise, est-ce une micro agression ?
C’est une bonne question ! Et la réponse n’est pas évidente.
Non, ce n’est pas des micro-agressions au sens strict du terme.
La définition académique des micro-agressions (Sue, 2007) est spécifiquement liée à l’appartenance à un groupe marginalisé, c’est le cœur du concept.
Si deux collègues « sans trait discriminant particulier » se parlent mal, on est plutôt dans le registre de :
- L’incivilité au travail (workplace incivility)
- Le manque de respect professionnel
- La communication agressive ou dysfonctionnelle
- Potentiellement du harcèlement moral si c’est répété et ciblé
En formation RH, deux approches coexistent :
L’approche stricte — fidèle à la recherche académique : une micro-agression est forcément liée à une identité sociale marginalisée. Sans ce marqueur, ce n’est pas une micro-agression, c’est de l’incivilité.
L’approche élargie — plus pratique en entreprise : certains formateurs et praticiens RH utilisent le terme « micro-agression » de façon plus large pour désigner tout comportement subtil qui blesse ou rabaisse, quelle qu’en soit la cible. C’est moins rigoureux scientifiquement, mais plus opérationnel sur le terrain.
Les conseils pratiques donnés dans notre formation sont valables dans toute situation, même pour une micro agression envers une personnen sans uncun trait discriminant.
Est-ce que tout peut être une micro-agression ? On ne peut plus rien dire ?
Non. Une micro-agression est toujours liée à une identité marginalisée et à un stéréotype sous-jacent. Une maladresse ordinaire ou une blague entre collègues qui se respectent n’en est pas une. Le contexte, la relation et le message implicite comptent.
Quelle est la différence entre une micro agression et une blague ?
Une blague peut être une micro-agression si elle repose sur un stéréotype lié à une identité. L’humour ne neutralise pas l’impact, il le masque parfois davantage.
Si ce n'est pas intentionnel, pourquoi est-ce grave ?
Parce que c’est l’impact qui compte, pas l’intention. Si je marche sur le pied de quelqu’un sans le vouloir, son pied fait quand même mal. L’involontaire n’exonère pas de la responsabilité d’ajuster son comportement.
Pourquoi la victime ne le dit pas sur le moment ?
Parce que nommer une micro-agression expose à être perçu comme « trop sensible », à créer un conflit, ou à subir des représailles. Le silence est souvent un mécanisme de protection, pas un signe que ça n’a pas blessé.
Que faire si on pense avoir commis une micro-agression sans le vouloir ?
Écouter, reconnaître l’impact, s’excuser sincèrement sans se justifier, et s’engager à faire autrement. Ne pas minimiser ni sur-expliquer.